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Nom du blog :
davidbotton
Description du blog :
Textes drôles en tous genres (théâtre, poèmes, parodies...)
Catégorie :
Blog Humour
Date de création :
13.05.2006
Dernière mise à jour :
13.05.2006

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Les Amazones hystériques - Chronique larmoyante

Publié le 13/05/2006 à 12:00 par davidbotton
Chroniques larmoyantes :
Elles ont souffert, elles racontent...


« Je me suis fait arnaquer par un gigolo véreux. »



Célibataire très endurcie, Gisèle, vieille peau de 48 ans, a toujours souffert de ne pas avoir rencontré l’homme de sa vie et de ne pas être mère... Jusqu’au jour où a fait irruption dans sa vie un beau mec, qui lui a promis la lune et qui racontait à qui voulait l’entendre qu’il en pinçait pour elle...


« Mon voeu le plus cher, depuis toujours, a été de trouver le type qui veuille bien se marier avec moi et qui me fasse un gosse. Pour moi, c’était le vrai et le seul sens de la vie. Malheureusement, j’ai dû déchanter très jeune. Dès mon adolescence, il m’a fallu me faire une raison : rester sur le carreau serait mon destin... Longtemps, pourtant, j’ai espéré et cru dur comme fer que je rencontrerais l’homme de ma vie : un beau mec, friqué, romantique, attentionné, adorant les mioches... le prince charmant, quoi. Mais ces dernières années, j’avais perdu confiance et toutes mes illusions s’étaient envolées. Autour de moi, bernique, quedal, un vrai désert ! Les derniers célibataires que j’avais l’habitude de côtoyer s'étaient mariés et ceux qui étaient encore sur le marché risquaient de le rester encore longtemps, tellement la viande était avariée.

Je voulais pondre des gosses pour me sentir exister.

Avec tout ça, mes parents ne cessaient de me harceler de questions : « Alors, la grosse, quand c’est-y qu’tu vas nous l’présenter, ton fiancé ? T’es trop difficile. Vu comme t’es, faut pas t’attendre à taper dans l’œil de Tom Cruise ! » Inutile de vous dire que ces conseils, je m’en serais bien passée. Je comprenais leur impatience, mais c’était quand même moi la principale intéressée dans cette affaire... Ce qui n’empêchait pas que si je ne trouvais pas l’homme de ma vie, je n’aurais pas d’enfants. Et c’était ce qui m’angoissait le plus. Je voulais pondre des gosses pour me sentir exister. C’était pour moi un vide vertigineux que d’imaginer que je ne laisserais rien derrière moi... Et puis, d’une manière générale, le célibat était décidément trop lourd à porter. C’était tout sauf une sinécure... J’en avais assez de tous ces dîners où il me fallait aller toute seule, comme une godiche. Parfois, j’avais l’impression qu’on me faisait l’aumône en m’invitant. « Tiens, et si on disait à la grosse de venir ? Ca la changerait d’air. » Au cours de ces repas de « charité », inévitablement on me faisait parler de moi, de ma passion pour les étiquettes de boîtes de camembert (J’en ai 458)... Et j’avais le sentiment qu’avec mon train-train quotidien d’enfileuse de perles, qu’avec mes petites habitudes de vieille peau moisissante, j’étais une bête curieuse pour mon entourage.

On m’avait reproché mon air tarte.

Quand j’étais en présence de certains couples, je me sentais mal à l’aise. Je reluquais toujours le mari, en lui montrant ma bouche en cul-de-poule et en lui pinçant les fesses. Mais rebernique ! J’avais l’impression d’assister au spectacle de leur vie et je n’avais pas envie de ce rôle de voyeuse à temps plein... Ma dernière histoire d’amour n’avait même pas tenu une semaine. Je n’avais même pas eu le temps de demander à mon « fiancé » pourquoi il me quittait. On m’avait reproché mon air tarte, mon éducation de gourde ankylosée, mon physique de grand-mère chimpanzée... Le bouquet, c’est que j’ai toujours fait dix ans de plus que mon âge...

L’absence de ramonage m’avait rendue à moitié gaga.

Avec tout ça, comment ne pas se rendre à l’évidence : tous les ingrédients étaient réunis pour faire de moi une vieille fille jaunie te grincheuse, rendue à moitié gaga par l’absence d’un ramonage régulier de la cheminée... Jusqu’au jour où j’ai cru avoir enfin rencontré le ramoneur de ma vie.

Le tuyau d’évacuation de mon évier était foutu.

C’était un soir. Je prenais tristement mon repas devant la télé, à moitié avachie dans mon canapé, quand soudain j’ai vu de l’eau sortir de dessous la porte de la cuisine. Je suis accourue pour savoir ce qui se passait. Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour me rendre compte que c’était le tuyau d’évacuation de mon évier qui était foutu. Alors, j’ai aussitôt fait appel à « S.O.S. Plombier », qui m’a envoyé rapidement quelqu’un.

Je me suis réveillée le lendemain avec un homme dans mon lit !

Ah ! je m’en rappellerai toujours : il est entré violemment, en demandant de sa voix rauque et virile : « C’est ici le tuyau démanché ? – Oui, c’est moi, c’est mon tuyau qui me tracasse » lui ai-je répondu, alors sous l’emprise d’une émotion qui faisait battre mon cœur à la chamade. Ah ! sapristi, qu’il était beau, avec son regard de braise, sa chevelure de geai gominée et son torse d’athlète ! Je me suis mise à trembler. A un moment, j’ai cru que j’allais m’évanouir... J’ai quand même réussi à le conduire jusque dans la cuisine, pour qu’il évalue l’étendue des dégâts et m’établisse un devis... « Alors, ça me reviendra à combien ? » lui ai-je demandé timidement et innocemment. « Le prix que tu voudras bien y mettre, ma poule » m’a-t-il répondu avec aplomb et me fixant d’une manière provocante... Alors, je ne sais pas ce qui m’a pris. Je ne sais d’ailleurs plus ce qui s’est passé... Tout ce que je me rappelle, c’est que je me suis réveillée le lendemain matin, sans mes migraines habituelles et avec un homme dans mon lit...

Je lui offert de l’argent, beaucoup d’argent, pour le retenir.

Il était appuyé sur le coude et me regardait, l’air faussement amoureux, pendant que de sa main libre, il me caressait tendrement. Je me suis alors sentie devenir folle, folle de lui, de son corps d’Apollon, de son regard envoûtant. Je ne voulais pas qu’il me quitte. Je sentais que si je le laissais partir, je ferais une crise de nerfs dont je ne me remettrais pas. Alors, pour être sûr de le retenir, je lui ai offert de l’argent, beaucoup d’argent. Je lui ai assuré qu’il pouvait arrêter de travailler, que je subviendrais à tous ses besoins, à la condition qu’il continue de m’aimer. Malheureusement pour moi, il a accepté...

Il m’a jetée comme une vieille chaussette !

Nous avons vécu trois mois ensemble. Moi, je l’entretenais. Et lui faisait semblant de m’aimer, en me rassurant hypocritement sur le peu de cas qu’il fallait faire de la grande différence d’âge qu’il y avait entre nous. Il m’affirmait qu’il en pinçait pour moi. Et le pire, c’est que moi, vieille nigaude que j’étais, je l’ai cru. Je lui ai donné en tout la somme rondelette de 150000 F. Toutes mes économies ! Et quand ce gigolo a compris que mon compte était à sec, il m’a larguée grossièrement ; il m’a jetée comme une vieille chaussette !... Et maintenant, il ne me reste plus rien. Pas même l’illusion d’avoir été aimé pour moi-même. En gros, je me suis fait arnaquer par un gigolo véreux... La vie n’a désormais plus aucun sens pour moi. Les hommes me dégoûtent ! Plus jamais d’homme dans ma vie ! Ca, je le jure sur tout ce qu’on voudra. Croix de bois, croix de fer, si je mens, que j’aille en enfer !... La seule issue qui me reste, c’est de me faire nonne au Madagascar.
Je pars demain.


Propos recueillis par Jacqueline Graussmisch.

Les Amazones hystériques - Psychotest (intelligenc

Publié le 13/05/2006 à 12:00 par davidbotton
Psychotest :


Seriez-vous par hasard
un être pensant
doué d’une intelligence ?



Aux “ Amazones hystériques ”, nous ne reculons devant rien, pas même devant les grandes questions fondamentales, qui ont tourneboulé les plus grands esprits depuis que l’homme est homme et que la femme est à ses côtés. Oui, vous, adorables lectrices qui prétendez vous libérer du joug que vous impose une société plus que jamais résolument phallocrate et qui ne vous reconnaissez plus dans l’image de “ bobonne écervelée ” ou de “ pétasse aguicheuse ” dont elle cherche à vous affubler, vous qui prétendez être l’égale de l’homme, en un mot vous, les femmes, êtes-vous vraiment des êtres pensants doués d’une intelligence ?

Cette grave question, vous vous l’êtes bien évidemment posée d’innombrables fois, peut-être pas en ces termes, mais là n’est pas le problème. En effet, combien de fois ne vous est-il pas arrivé, alors que vous étiez en train de repasser vos gaines amincissantes tout en regardant “ Les Feux de l’Amour ”, d’avoir comme une révélation ? Allez savoir pourquoi, comme ça, sans que vous vous y attendiez, soudainement, pof ! vous êtes prise d’un tremblement convulsif et vous vous dites : “ Tiens ? je pense ”. Encore sous le choc de ce qu’il faut bien appeler une révolution intérieure, vous vous répétez plusieurs fois cette phrase qui résonne étrangement. Eh oui ! vous ne vous trompez pas, vous pensez bel et bien. Mais vous n’y croyez pas, vous ne voulez pas y croire. Vous préférez croire avoir été victime d’une hallucination ou avoir eu l’impression de prononcer une phrase que, en fait, vous auriez entendue prononcer par un des personnages de votre feuilleton télé favori. Mais, lentement, douloureusement, le doute s’installe ne vous ; et mue par une force irrésistible émanant des tréfonds de votre être, vous ne pouvez vous empêcher de prononcer à nouveau cette phrase énigmatique : “ Je pense ”. Force vous est de reconnaître alors que vous pensez. Toute dégoulinante de sueur et les yeux exorbités sous l’effet de l’effort surhumain que vous a coûté cet accouchement intellectuel, vous commencez à jouir de la nouvelle faculté qui s’est fait jour en vous : la pensée. Désireuse de percer le mystère de cet avènement miraculeux à l’intellectualité, vous répétez encore plusieurs fois la phrase qui en a été à l’origine, en insistant sur chacun des mots : “ Je... pense... je... pense... pense... je... je... ” C’est alors qu’en plus de la pensée, vous voilà douée de la conscience de soi ! Et vous n’en revenez pas, vous êtes à deux doigts de tomber dans les vapes : un vertige vous prend devant les abîmes infinis et insoupçonnés qui se découvrent à vous et en vous : vous avez conscience d’être un être pensant !... C’en est trop. Voulant reprendre pied dans la réalité, vous vous tournez vers votre miroir et vous regardez. Il ne vous manquait plus que la raison. Eh bien, vous vous en faites une devant le spectacle édifiant de la pensée incarnée que vous êtes...
Puis, plus rien. Le choc a été trop rude : vous n’avez pu supporter la lumière aveuglante qui s’était faite en vous, suite aux différentes fulgurations intérieures qui vous avaient fait découvrir la pensée, la conscience de soi ainsi que la raison. Alors, comme rappelée à la vie par l’instinct de conservation féminin, vous cherchez à oublier la douloureuse expérience que vous venez de vivre, en vous remettant à votre repassage. Et vous vous laissez absorber par les allées et venues du fer à repasser sur vos gaines, ainsi que par les bruits de voix émanant de votre poste de télévision. Vous vous abandonnez à votre train-train quotidien, vous ne pensez plus, vous êtes heureuse...

Non ! ce n’est pas possible que ça continue comme ça ! Vous ne pouvez pas vous contenter de penser une fois de temps en temps, par intérim. Vous êtes un être pensant doué d’une véritable intelligence, et vous vous devez, ne serait-ce que par amour-propre, de vous le prouver, à vous ainsi qu’à l’humanité ébahie ! Remuez-vous, que diable ! Réveillez vos neurones ! Pensez ! Vous avez tout à y gagner. Vous pourrez, par exemple, épater vos copines en leur débitant des phrases qui en plus du sujet et du verbe, contiendront des C.O.D., et peut-être même des compléments circonstanciels. Ça fait rêver, n’est-il pas...
Ce que nous vous proposons, ce n’est pas de faire fonctionner votre intelligence à votre place. Cette lourde tâche vous incombe. Mais il est de notre pouvoir de la mesurer. Pour ce faire, il suffit que vous répondiez aux différentes questions qui vont vous être posées, puis de comptabiliser les petits dessins qui correspondront à vos réponses. Vous vous reporterez alors à l’analyse de vos réponses, que vous trouverez à la suite du test. Vous connaîtrez ainsi votre Q.I.. Libre à vous, ensuite, d’en faire ce que bon vous semblera...




1- L’expression “ femme à lunettes ” évoque pour vous...

¤ ...une poufiasse écervelée, qui veut se donner de grands airs d’intellectuelle.
+ ...un laideron à l’accoutrement préhistorique, qui ne sait pas qu’il est plus seyant de porter des lentilles.
= ... un oxymore (figure de style consistant à lier par la syntaxe deux termes antithétiques).
# ...– ça veut dire quoi “ évoque ” ? –.


2- Qui, selon vous,représente le mieux le génie ?

¤ Emmanuel Kant – “ Les Fondements de la métaphysique des moeurs ” sont votre livre de chevet –.
+ Le penseur, l’écrivain, le poète, le chanteur, l’homme, Patrick Bruel – Patriiiiick ! ! ! –.
# Votre voisin, M. Boudu – L’a pas son pareil pour vous rafistoler n’importe quelle babiole d’esquintée –.
= Botton – Dieu fait homme –.


3- Que regardez-vous le plus souvent à la télévision ?

+ “ Amour, Gloire et Beauté ” – ça vous cultive –.
¤ Les documentaires sur la Cinquième – ça vous divertit –.
= “ Bouillon de culture ” – ça vous passionne –.
# “ Lagaf ” – ça vous instruit –.


4- Les livres...

# ...vous en liriez si vous saviez lire.
+ ...celui que vous préférez, c’est incontestablement les “ Mémoires ” de Sim.
= ...sont un assemblage de lettres dont il s’agit de retrouver l’esprit.
¤ ...sont une nourriture spirituelle indispensable à votre cerveau que, cependant, vous avez trop souvent tendance à mettre au régime.


5- Pour vous, l’intelligence, c’est...

= ...différent du bon sens, de la pensée, de la raison, de la mémoire, de l’instinct, de la conscience, de l’esprit, du génie, de l’intellect, du talent, de la logique, etc... C’est la faculté de savoir vivre.
+ ...vous aimeriez bien savoir c’que c’est que c’te bête-là.
¤ ...dur.
# ...quoi ?


6- “ Le cœur a ses raisons que la raison ignore ”. Quelle sens donnez-vous à cette maxime ?

# Oh ! vous, vous ne comprenez jamais rien aux histoires de cœur. Alors, pour ce qui est de savoir qui c’est qu’a tort ou qu’a raison...
¤ Plutôt que de débiter une ânerie, vous préférez ne pas vous risquer à exposer votre propre interprétation de cette maxime profonde.
= Cette maxime exprime la tragédie inhérente à l’être humain, déchiré entre son aspiration à la raison et à la sagesse, et d’autre part les appels impérieux mystérieux émanant de sa chair.
+ C’est tout vous, ça ! Vous ne pouvez vous empêcher de vous enticher du premier abruti bedonnant qui fait battre votre cœur. Et une fois que vous avez consommé l’acte de chair avec lui et que vous avez perdu du même coup vos illusions, vous ne pouvez que revenir à la raison.


7- Quelle définition donneriez-vous du mot “ femme ” ?

+ Ben, une femme. Qu’est-ce que vous voulez que je réponde d’autre ?
¤ Un être de grâce, comme Ophélie Winter, ou de graisse, comme Jacky Sardou.
= Le contraire de l’homme.
# La moitié de l’homme.







Qu’en pense la psy ?


Vous avez comptabilisé un maximum de...

# Vous êtes la preuve vivante que les bêtes pensent. Comprenez si vous pouvez.

+ Vous pensez, donc vous êtes. De là à dire que vous êtes un être pensant, c’est une autre affaire. Pensez-y.

¤ Vous dites ce que vous pensez et vous pensez ce que vous dites. Mais peut-on dire que vous pensez ?

= Vous pensez ce que vous êtes et vous êtes ce que vous pensez. Vous êtes un être pensant qui pense qu’être, c’est penser et que penser, c’est être.

Les Amazones hystériques - Mai : la chasse au mec

Publié le 13/05/2006 à 12:00 par davidbotton
Culture :
Mai :
la chasse au mec est ouverte !


Alors que la chasse est ouverte généralement en septembre, on a bien de la chance, nous les femmes : la chasse au mec est préconisée au mois de mai. Et quel mois sommes-nous ? Le mois de mai ! Pool ! et pan ! (Tiens ? il tombe...)

Il n’y a pas si longtemps, le monde vous appartenait et vous possédiez un harem magnifique. Mais le temps passe vite. Aujourd’hui, c’est vous qui appartenez au monde et à son bon vouloir. Et vous aimeriez bien être possédée... Mais voilà, y a un hic : vous. Vous ressentez de manière cuisante la douleur de votre célibat sur fond de crise hémorroïdale et de ménopause menaçante. Pour de multiples raisons, vous stressez sur votre avenir : vous vous trouvez aussi vieille que Gloria Laslo (peut-être même davantage) ; vous ne pouvez manquer de remarquer que vos copines de bureau se taisent quand vous approchez, comme si elles craignaient de vous blesser en abordant devant vous des sujets délicats comme les dessous affriolants ; vous entendez vos amies parler de problèmes que vous ignorez (« Tu ne peux pas t’imaginer le nombre de chaussettes qu’il laisse traîner ! How infernal il est ! »). Ou bien vous angoissez parce que vous voulez des enfants avant d’avoir trente-trois ans (l’âge de Jésus à sa mort, ou tout autre seuil psychologique que vous vous êtes personnellement fixé). Ce qui vous conduit à un décompte effrayant : « Bon, là, j’ai 23 ans, enfin 25. Il faut six mois pour rencontrer un mâle et pouvoir l’appeler « mon gros cochonnet » + deux ans pour qu’il soit entiché de moi. Le temps qu’on parle de pondre un gosse, qu’il soit capable de savoir ce que c’est et de le distinguer du chien, un an. Six mois pour le faire, neuf mois pour le pondre. Total... cinq ans. Verdict : pin-pon-pin, y a urgence ! ». Vous allez nous dire : quand on veut (trouver), on peut (trouver). Non. Parce que le niveau d’exigence monte, que de nombreux (beaux) mecs sont casés, que toute stressée que vous êtes, vous assurez de moins en moins et doutez de plus en plus : n’auriez-vous pas un pif à la Cyrano ? Et cette poitrine, que vient-elle faire sur vos cuisses ? Une horrible remise en question physique ! Tout cela ne serait rien si, regardant autour de vous, vous n’aviez remarqué la présence un peu partout d’êtres aux longs poils ressemblant étrangement à des femmes ! Perspicace, vous venez simplement de remarquer que vous n’êtes pas seule sur le marché du garçon. Et si vous observez de plus près la concurrence, vous pouvez vous dire que ce n’est pas gagné...

La concurrence :

· la jeunette aguichante de 17 ans ½ :
Souvenez-vous, il y a sept ans. C’était vous ! Du haut de ses 17 ans et demi, elle est avide de connaître tout ce qui est bon dans la vie. Le sens du ridicule ? La fatigue ? Les rides ? Les hémorroïdes ? Les problèmes métaphysiques ? Connaît pas la veinarde ! Elle n’a qu’un seul objectif : « Vivre des expériences au niveau de l’épanouissement sexuel, tu vois ? S’exploser le conduit, tu piges ? » Malheureusement, les hommes sont particulièrement enclins à voir et à piger ce genre de discours.


· La just divorced de 28 ans :
C’est la nouvelle amazone. Excédée par la vie de potiche qu’il lui faisait mener, elle vient de jeter celui qu’elle connaissait depuis ses quinze ans. Du coup, elle a l’impression de respirer tous les matins un container entier de Vicks spécial débouchage des voies affectives. Elle a l’énergie d’une pétasse pubère et l’expérience d’un vieux pot. Autant dire qu’elle fascine les jeunots, d’autant qu’elle dispose souvent de quoi payer les consommations.

· La libidineuse de 35 ans :
Pour peu qu’elle sorte de la boîte de nuit avant le rallumage des lumières, dans la noir et avec sa tenue Kookaï, les garçons peuvent la prendre pour Vanessa Paradis.

· La casée de 20-35 ans qui cherche encore :
Elle aime tellement son époux que dans un moment d’égarement, elle pourrait le confondre avec l’halogène. Bref, elle est physiquement avec lui, mais mentalement avec d’autres, et passe ses journées à s’imaginer dans les bras d’un Chipandel. La nuit, en boîte, elle la passe à appâter le gibier. Y en a qui aiment ça.

· Le rebut :
Quoi qu’on en pense, une vraie concurrente. Même quand on est un thon défraîchi, on parvient à se caser. Et pas toujours avec les plus moches. Car le beau mec, depuis longtemps familier de la beauté et de ses accessoires (la stupidité, le manque de conversation...), en arrive parfois à rechercher autre chose : une bonne cuisinière, une bonne femme ou une bonne tout simplement.

· A craindre également :
La vieille peau rigolote (des rentes et encore des pulsions) ; l’héritière ; l’étrangère à l’accent ravageur, le transsexuel et le gay.

Ah ! pas simple d’être une femme !


Les méthodes d’approche :

Même sous airs de « coq de village », le gibier garçon est souvent peu sûr de lui et vite effarouché. Pour l’attraper : du tact et du doigté.
ça ne marche pas !

· Avoir l’air « chienne abandonnée »
Très mauvais : le regard S.P.A., les confessions tristounettes ou désabusées, bafouillées à mi-voix au milieu du premier dîner. Evitez tout ce qui peut laisser présager que vous êtes en mal de ramonage.

· Etre hilare
Mauvais aussi : le rire hystérique entre chaque phrase, surtout s’il n’est pas motivé par une bonne blague de votre partenaire. Car fou rire incompréhensible = névrose = emmerdements. A bannir, également, l’autodérision (« J’ai un popotin gigantesque, à faire pâlir Maïté .»), la flagornerie excessive (« Tu sais qu’t’es beau, toi ! ») : si vous le trouvez beau, et surtout si vous le lui dites, il va penser, c’est logique, que vous êtes moins bien que lui.

· Etre trop sure de vous et agressive
Ne le reprenez pas à chaque fois qu’il fait une faute de français et évitez de lui balancer à la figure des remarques désobligeantes du genre : « Il est joli, ton pull extensible à rayures fluo multicolores » (alors que c’est un pull que lui a tricoté sa maman).

· Confesser vos déboires sexuels :
Rédhibitoires aussi les phrases du genre : « La grotte n’a pas été visitée de puis belle lurette. » Lui : « Qu’est-ce qu’elle lui a fait, à son ex ? Il s’est tiré ? Et les autres ? Ils n’ont pas voulu d’elle ? Ils sont moins pigeons que moi. » En règle générale, ne jamais déprécier la marchandise.

· Dire du mal de vos ex :
« Le problème, avec Bernard, c’est que c’était une lavasse. » Il pensera à juste titre que, dans trois jours, ce sera à son tour de passer à la casserole.

· Ou en dire trop de bien :
« Bernard, il est super : rigolo, cultivé et tout. » Il se demandera alors pourquoi vous lui avez fait des avances.

· Parler trop :
Ne paraissez pas vaniteuse, narcissique ou égocentrique, en assommant votre partenaire de récits de longs pans de votre vie. Ne vous livrez pas, laissez l’adversaire abattre son jeu. Ecoutez-le avec un petit sourire énigmatique. (N’en rajoutez quand même pas, façon psy, avec des « oui » pénétrés...)

· Faire des avances trop directes :
Par exemple, un peu saoule à la fin du premier dîner, lui lancer : « C’est quoi ton truc, mon gros cochon ? » Très inquiétante chez la femme mûre de plus de 21 ans, la grosse demande sexuelle fera conclure votre partenaire à de gros ennuis en perspective : M.S.T., panne, humeur exécrable ou œil mouillé de reconnaissance, papouilles effrénées, etc...

ça marche ! ! !

· Changer de sexe


Les Amazones hystériques - Sus à l'incontinence !

Publié le 13/05/2006 à 12:00 par davidbotton
Santé :


Sus à l’incontinence !




“ Buvez, éliminez ! ” qu’ils disaient à la télé. Ah ! çà, vous avez bu. Et vous continuez à boire... le calice jusqu'à la lie. Car le problème, c’est que, si vous éliminez bien, vous avez tendance à éliminer à tire-larigot et pas toujours au moment où vous le souhaiteriez.
Eh oui ! vous êtes arrivées à un âge où il vous faut affronter les problèmes d’écoulements intempestifs. Et c’est pas toujours facile de faire face. C’est même mission impossible. Pourtant, vous essayez désespérément de colmater les brèches avec des tampons, d’éponger les eaux en crue avec des serviettes... Mais rien n’y fait. Vous en êtes réduites à porter des couches vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Plutôt humiliant... Vous n’osez même plus aller faire payer un café à votre voisine, de peur de laisser des mares malodorantes sur son ravissant canapé “ Mammouth ”. Vous devenez subitement rouge de honte, à l’idée que vos copines de bureau sont en train de remarquer le ruissellement de gouttelettes jaunâtres dégoulinant le long de vos collants. Et surtout, vous n’osez plus répondre aux petites annonces, dans la crainte que le futur homme de votre vie ne veuille pas d’un Mannecan Peace femelle. Bref, votre vessie a transformé votre existence en un cauchemar urinaire.
Eh bien, votre cauchemar est désormais terminé, puisque votre magazine préféré : “ Les Amazones hystériques ” va vous révéler, en exclusivité, le moyen infaillible de stopper le déluge de vos entrailles. Simple, la recette miracle que nous vous proposons d’appliquer, nous sommes allées la chercher dans les lointaines forêts tropicales indonésiennes, où elle était sur le point de disparaître en même temps que les peuplades qui l’avaient découverte et en avaient éprouvé l’efficacité. Cette recette miracle, la voici, la voilà...

Au XVIIIè siècle, les colons hollandais installés en Indonésie étaient sans cesse à la recherche de nouvelles terres, pour y entendre leurs immenses plantations de coton. Mais ils se heurtaient à l’opposition et à la résistance farouches des tribus indigènes, qui vivaient sur ces terres depuis des temps immémoriaux et qui n’avaient pas l’intention de subir sans réagir la spoliation de leurs territoires. La guerre était donc perpétuelle entre colons hollandais et tribus indigènes.
Entre autres épisodes de cette guerre sans merci, les colons hollandais avaient pris l’habitude, quand ils avaient remporté la victoire sur une peuplade quelle qu’elle soit, de faire mourir leurs prisonniers selon un rituel ignoble et barbare : ils suspendaient les survivants aux bananiers, la tête en bas et ne les en détachaient que lorsqu’ils étaient morts, ce qui arrivait parfois au bout de plusieurs jours de souffrances indescriptibles.
Une femme de la tribu Topakanawa réussit cependant à se détacher de l’arbre auquel on l’avait suspendue. Toutefois, elle y avait été accrochée suffisamment longtemps pour s’être rendue compte que tout le temps qu’elle avait la tête en bas, elle n’avait plus du tout envie de pisser. Vite, elle courut annoncer la bonne nouvelle aux femmes de la tribu voisine des Goulougoulous, qui s’empressèrent de vérifier l’efficacité du procédé.
Depuis ce temps, toutes les Goulougouloues sujettes à l’incontinence chronique ont pris l’habitude de se suspendre aux arbres, les pieds accrochés aux branches. Et ça marche !

Explication du phénomène : lorsque vous êtes en position verticale renversée, les différents liquides de votre corps, au lieu de descendre vers votre bassin comme quand vous êtes normalement debout, sont attirés vers la tête par la pesanteur. C’est le même principe que pour la pomme de Newton.
Ce qui fait que votre vessie ne se remplit plus et aurait même tendance à se vider, au profit de votre cerveau et de votre tête qui, du coup, augmentent de volume. C’est tout bénef’ pour vous, puisque non seulement vous n’êtes plus incontinente, mais en plus votre tête plus grosse vous fait paraître plus intelligente !
Nous ne pouvons donc que vous encourager vivement à mettre en pratique cette recette miracle, en vous suspendant quatre à cinq fois par jour. “ Oui mais... ” allez-vous nous dire “ comment qu’on fait quand on n’a pas d’arbre sous la main et qu’on vit dans un appartement en ville ? ” Question judicieuse et pertinente s’il en est, à laquelle nous nous faisons une obligation et un plaisir de répondre : ayez un peu d’imagination et de jugeote. Si vous n’avez pas d’arbre sous la main, accrochez-vous à autre chose, à votre chasse d’eau, au lustre de votre salon... C’est bien le diable si vous n’arrivez pas à trouver à vous suspendre !...

Ah ! quel bonheur incomparable, quelle libération, quel soulagement de se suspendre et de pouvoir enfin crier, le sourire aux lèvres : “ Sus à l’incontinence ! ”

Les Amazones hystériques - Coup de foudre rayon ch

Publié le 13/05/2006 à 12:00 par davidbotton
Notre roman d’amour complet :


Coup de foudre rayon « charcuterie »



Elle était blonde ; il était brun. Elle était mince ; il était musclé. Elle était belle ; il était beau. Ils étaient faits pour s’aimer et vivre une histoire d’amour passionnée et passionnante. Ils ne s’étaient pas encore rencontrés que déjà ils s’aimaient sans qu’ils le sussent. Leur chair et leur âme leur criaient de s’aimer. Tous deux ressentaient jusque dans les tréfonds de leurs entrailles le besoin de l’autre... Bref, ils s’aimaient. Ils vivaient tous les deux en célibataires frustrés, désireux d’en finir avec les ennuyeuses soirées passées seuls à regarder « Perdu de vue », en s’empiffrant de cacahuètes et en noyant leur solitude affective dans la vinasse. En un mot, donc, elle rêvait d’un homme qui la comblât et lui désirait une femme qui le satisfît. Lorsqu’un jour, ils se rencontrèrent...

C’était au Super U du coin, un soir où les éléments déchaînés s’acharnaient sur la terre et sur les hommes, où la tempête faisait entendre son vacarne fantastique, où le glas du tonnerre résonnait dans les consciences tétanisées par l’effroi, où les trombes d’eau et les rafales de vent rivalisaient de violence apocalyptique. Bref, un temps de merde, à vous saccager une mise en plis en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire...
Elle, Jacqueline, était au rayon « Charcuterie », hésitant entre une saucisse sèche Justin Bridou et un saucisson à l’ail Cochonnou. Les deux coûtaient 12 F 70 ; ce n’était pas là le problème. Non, ce qui la plongeait dans une angoisse quasi métaphysique, c’était de savoir si le saucisson à l’ail était moins calorique que la saucisse sèche ou si c’était le contraire. Elle était à deux doigts de toucher le fond de l’abîme d’une perplexité aussi horrible qu’indicible.
Et elle serait peut-être restée encore longtemps dans cette situation déchirante, si elle n’avait soudain ressenti un choc violent dans le gras de la fesse gauche, qui l’avait fait beugler de douleur et l’avait projetée au milieu de l’étalage de saucissons.
C’était lui, Bernard, qui s’était avancé sans prendre garde à ce qu’il y avait devant lui, et qui avait donné un violent coup de caddie dans une partie charnue du corps de notre héroïne.
- Vous ne pouvez pas faire attention, triple abruti ! vociféra Jacqueline, à moitié ensevelie sous la cochonnaille et sans même s’être retournée pour connaître son agresseur.
- Oh ! je suis absolument désolé, mademoiselle. Je suis d’autant plus navré de vous avoir bousculée que tout est de ma faute. Je suis impardonnable. Mais voyez-vous, je suis distrait. Et je ne vous avais pas vue... Veuillez accepter toutes mes ...
Mais il ne put finir sa phrase. Au moment où il allait présenter ses excuses, il la vit. Il la vit émerger de dessous les saucissons, et ce fut comme une illumination. Il vit ses superbes cheveux jaunes, son resplendissant visage liposomé, ses lèvres sensuelles et violettes, ses grands yeux de lionne repue, son adorable silhouette de consommatrice de Slim Fast, ses deux tout petits seins enchanteurs et le doux duvet recouvrant ses bras aux rondeurs évocatrices. Il la vit et ressentit soudain l’irrésistible désir de la serrer dans ses bras et de lui susurrer des milliers de « Je t’aime » enflammés entre deux patins. Il la vit et en tomba inexorablement, inéluctablement, irrémédiablement amoureux...
Encore sous le choc et à moitié contusionnée, Jacqueline n’avait pas encore vraiment prêté attention à l’homme qui se trouvait là devant elle, béat d’amour. Elle se souciait davantage de la douleur cuisante qui enflammait sa chair et envahissait son âme. Elle ne cessait de passer furtivement la main sur la partie endommagée de son corps, espérant ainsi apaiser le feu qui l’embrasait toute entière.
Ah ! elle ne se doutait pas encore, elle qui se caressait l’arrière-train, qu’elle allait succomber à l’appel irrésistible de l’amour. Elle ne savait pas encore que l’homme que ses entrailles réclamaient depuis toujours, se trouvait là devant elle. Elle ignorait encore que l’amour allait transpercer son cœur d’une flèche fatale et que la blessure serait éternelle. Ah ! Corneille a raison de dire que l’amour est un tyran qui n’épargne personne. Cette sublime maxime, Jacqueline était sur le point d’en éprouver la vérité. Elle ne pouvait pas ne pas l’éprouver...
Quand soudain, ses yeux se dessillèrent et s’ouvrirent sur l’homme, sur son homme. L’Eve éternelle s’éveillait enfin en elle, pour l’inviter à croquer dans la pomme de la passion la plus dévastatrice. Alors, à son tour, elle aussi tomba éperdument amoureuse.
Longtemps, ils se regardèrent sans rien se dire, sans rien pouvoir se dire sinon ce que se disaient leurs yeux, exorbités par la violence des sentiments qui agitaient leur âme. Leurs yeux parlaient d’amour...
Cependant, comme nos deux attendrissants tourtereaux ne pouvaient pas rester plantés là jusqu'à la fin des temps à jouer les statues, ils se mirent enfin à parler. Ils se présentèrent et entamèrent une discussion fougueusement passionnée, où chaque mot était une flamme embrasant leur cœur énamouré.
- Bernard.
- Oui, Jacqueline.
- Bernard !
- Oui, Jacqueline !
- Bernard ! !
- Oui, Jacqueline ! !
- Bernard ! ! !
- Oui, Jacqueline ! ! !
- Bernard, je t’aime.
- Ah ! Jacqueline, moi aussi, je t’aime.
- Bernard, nous nous aimons. C’est bon d’aimer.
- Oui, Jacqueline, nous nous aimons. Et nous nous aimerons toujours.
- Ah ! Bernard, aimons-nous toujours.
Bref, ils s’aimaient...
C’est alors que brusquement, répondant à un appel aussi mystérieux qu’impérieux émanant de leur chair avide de stupre, ils se jetèrent fougueusement l’un sur l’autre, se roulant pelles sur pelles, pressés l’un contre l’autre comme s’ils voulaient ne plus faire qu’un. Et vas-y que j’te bécote, que j’te suçonne, que j’te rebécote ! Ah ! c’était beau de voir comme ils s’aimaient...
- Bernard.
- Oui, Jacqueline.
- Bernard, trouvons-nous un endroit tranquille où nous pourrons nous prouver notre amour... J’ai faim de toi.
- Moi aussi, Jacqueline, je te veux. Et si nous allions au Formule Un ?
Tous deux se dirigèrent alors caddie contre caddie vers la caisse et, après avoir réglé leurs achats, se lancèrent à corps perdu dans une longue et interminable vie d’amour.




Fin

Les Amazones hystériques - Linguistique structural

Publié le 13/05/2006 à 12:00 par davidbotton
Linguistique structuraliste :

J’apprends à parler le Ou n’gougou
avec Florence Petitgand



Parce que vous avez décidé de passer vos vacances au fin fond de la brousse dans l’arrière-pays camerounais et que vous ne voulez pas passer pour une abrutie aphone auprès des femmes de la tribu du coin – Non mais ! quand on a inventé le lave-vaisselle et l’épilateur électrique, on a sa réputation de femme civilisée à soutenir, en montrant aux sauvages qu’il ne faut pas avoir fait Normale Sup’ pour baragouiner leur dialecte ! – ; parce que vous êtes curieuse (de tout) et que la philologie est votre dada ; parce que vous voulez épater vos copines de bureau en leur montrant que vous n’êtes pas douée que pour la langue de bœuf ;
pour toutes ces nobles raisons, il est indispensable d’apprendre le Ou n’gougou.


D’abord un peu de vocabulaire :

N’gologolo : homme scrognougnou : bête crapatop : beau tan : avoir
n’golagola : femme kiki : non ou ne... pas zyoutopla : voir glou : si
kikiscrognougnou : intelligent kikicrapatop : laid tifotoufou : mise en plis
ninipouf : habit kikitif : s’épiler toutougo : vouloir Pil : je
ridoune : faire kal : tu ou vous schlouf : il(s), elle(s) ou on
sougi : être to : avec ou quand



Version :

· Zyoutopla-kal n’gologolo crapatop !... Pil kiki kikitif ! Schlouf zyoutopla pil kikicrapatop !

-) Traduction : Zieute un peu l’ beau mec !... Et dire que je ne me suis pas épilée ! Il va me trouver horrible !

· A toi maintenant :

n N’golagola kikicrapatop sougi to tifotoufou ! Sougi scrognougnou to schlouf kiki kikitif !

-) Traduction :


n N’golagola toutougo crapatop sougi to crapatop ninipouf. Schlouf scrognougnou sougi !

-) Traduction :


Thème :

· J’voudrais qu’vous m’fassiez une belle mise en plis : j’tiens pas à c’que mon mari ait honte de moi !

-) Traduction : Pil toutougo kal ridoune pil crapatop tifotoufou : pil kiki toutougo n’gologolo zyoutopla pil scrognougnou sougi !


· A toi maintenant :

n Suis-je intelligente ? Faut croire que non. Les hommes me regardent comme si j’étais un dinosaure écervelé. Peut-être que j’suis mal habillée... Et si je m’épilais ?

-) Traduction :


n L’homme est un être pensant qui se moque de son apparence. La femme s’épile et passe son temps à regarder ses tenues et sa mise en plis dans la glace.

-) Traduction :




Traduction des phrases d’exercice :

Version :

n Cette femme a l’air d’un thon ! C’qu’on a l’air bête quand on s’est pas épilée !

n Cette femme veut s’la jouer Claudia Schiffer avec sa robe à fanfreluches. L’a rien compris, la pauvre !


Thème :

n Sougi pil kikiscrognougnou ? Kiki. N’gologolo zyoutopla pil kikicrapatop scrognougnou. Pil tan kikicrapatop ninipouf ? Glou pil kikitif ?

n N’gologolo sougi kikiscrognougnou ; schlouf kiki toutougo sougi crapatop kikicrapatop. N’golagola kikitif ; schlouf zyoutopla ninipouf tifotoufou.

Les Amazones hystériques - Beauté : allez-y mollo

Publié le 13/05/2006 à 12:00 par davidbotton
Beauté :

Allez-y mollo !

Non !

* Se masser la couane au gant de crin : Non !


Sous prétexte de faire fondre la cellulite ou de se faire la peau douce, on se frotte allègrement la couane comme une malade. Résultat : une peau à vif, rouge pivoine, et une ribambelle de petits vaisseaux pétés.
A moins d’avoir une bonne peau de Méditerranéenne bien épaisse et sèche comme de l’amadou (veinarde !), jetez cet instrument de torture et enduisez-vous la couane de crèmes en tout genre – ça fera marcher le commerce –.



* Se faire dorer le gras aux U.V.A. : Non !


Voilà le beau temps et les complexes qui reviennent ! Votre peau a la couleur d’une motte de Saindoux, alors que vous rêvez de ressembler à une poule rôtie. Vite, vous vous ruez chez votre esthéticienne pour vous y enfermer dans une cabine de bronzage intensif...
Stop ! Ne comptez pas sur nous pour vous encourager à fréquenter ces cabines à fric... Oui, bon, c’est vrai, les recommandations sont plus strictes et plus sérieuses qu’il y a dix ans, mais enfin... Les dermatos les plus pros le hurlent depuis quatre ans, les U.V.A. multiplient les risques de cancer et vous abîment la couane.
Si vous voulez avoir bonne mine avant l’arrivée du soleil, grignotez plutôt, pendant quinze jours avant la première exposition, des gélules de concentré de carotte pour accélérer la montée de mélanine. Ou bien tartinez-vous de cirage en ayant au préalable bien vérifié que la couleur fera l’effet que vous désirez.



* Se tripoter et grattouiller les points noirs : Non !


Un amas de cellules mortes et de sébum bouchant l’entrée d’un follicule pileux-sébacé provoque souvent l’apparition d’un bouton ou d’un point noir. En clair, le gras n’arrive plus à sortir à la base du poil. Et quand on appuie, sort un petit vers noirâtre peu ragoûtant, que toute femme qui se respecte veut faire disparaître... Et vas-y que j’te pique une crise d’hystérie en faisant péter le bouton et dégorger le point noir !
Eh bien, non ! Si vous ne voulez pas que votre nez ressemble à un paysage lunaire plein de cratères et de crevasses, cessez de vous charcuter à mort ! D’autant plus qu’il est très simple d’éviter l’apparition de ces affreux petits points noirs. Soit vous essayez Charlaton, la poudre à niquer les surplus de sébum des femmes qui suent (en vente, au prix de 132 F, dans toutes les réunions Tupperware). Soit, plus simplement, vous vous lavez.

Les Amazones hystériques - Editorial

Publié le 13/05/2006 à 12:00 par davidbotton
Les Amazones hystériques
Un magazine pour nous, les femmes



éditorial



Nous, le femmes, qui sommes encore sous le joug de celui qui ose se prétendre notre seigneur et maître,

Nous, les femmes, refusons d’accepter cet esclavage odieux et de nous soumettre à la barbarie infatuée de ces animaux virils !

Nous, les femmes, proclamons que la femme est désormais libre et l’égale de l’homme, et même qu’elle lui est infiniment supérieure dans tous les domaines !

Nous, les femmes, nous révoltons et jurons sur ce que nous avons de plus cher (notre coiffure) que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour réduire les hommes à l’état de vils vermisseaux !

Nous, les femmes, allons créer un monde nouveau où tout désormais sera beau, paisible, sage, doux, où tout sera féminin !

Nous, les femmes, nous unissons et nous reconnaissons dans notre magazine et manifeste : Les Amazones hystériques !

Nous, les femmes, nous vaincrons !

Histoire d'eau

Publié le 13/05/2006 à 12:00 par davidbotton
Histoire d’eau

(Epopée bucolique)

ou

Comment un jeune Breton sauva deux vaches de la noyade
et jura ses grands dieux de ne plus jamais s’adonner à la lecture


Non loin de Plouguenec, un très jeune garçon
Au nez long et saillant, au visage très candide,
Vivait jadis heureux. Il s’appelait David.
Ses parents l’élevaient au milieu des cochons.

L’école, en ce temps-là, dans toute la Bretagne,
Etait peu fréquentée par les fils de fermiers,
Qui restaient à la ferme afin d’y travailler :
C’est qu’on n’était pas riche, alors, à la campagne.

Le petit David, donc, accomplissait des tâches
A la ferme et aux champs, qu’il faisait sans plaisir.
Il préférait, de loin, passer son temps à lire.
« Fainéant ! laisse ton livre et va garder les vaches ! »

Ses parents, peu instruits, souvent le sermonnaient,
Toujours lui reprochant d’être un vrai bon à rien
Qui toujours rêvassait, le nez dans ses bouquins.
Ce n’était pas ainsi que l’argent se gagnait !

David obéissait : il emmenait brouter
Les bovidés beuglant, dans la prairie herbue.
L’enfant sortait alors le livre défendu
Et lisait au milieu des bêtes encornées.

Un beau jour de printemps, Loïc fut envoyé
Avec tout le troupeau jusques à la prairie.
Comme à son habitude, allongé ou assis,
Notre vacher lisait sous les hauts peupliers.

En contrebas du pré, coulait une rivière
Qui, majestueusement, déroulait ses méandres.
Les vaches y buvaient, et broutaient l’herbe tendre
Qui recouvrait la berge où l’eau jouxtait la terre.

Dévorant ardemment son passionnant roman,
David levait parfois furtivement les yeux
Sur les bêtes meuglant sous un soleil radieux,
Puis continuait à lire avec acharnement.

Soudain, un meuglement des plus épouvantables
Rompit le doux silence où dormait la nature.
David, surpris, leva les yeux de sa lecture,
Et vit, terrorisé, un spectacle effroyable.

« Meuh ! Meuh ! » meuglait en chœur l’ensemble du troupeau :
La berge toute humide où les vaches paissaient
Las ! s’était affaissée ; tout ce qui s’y trouvait,
Deux vaches notamment, étaient tombées à l’eau.

David poussa un cri ; son sang ne fit qu’un tour.
Jetant au loin son livre, il courut vers la berge,
Ôta ses godillots et, sans prier la Vierge,
Plongea dans le courant pour leur porter secours.

Le museau émergeant, les deux gros ruminants
Avaient beau remuer les sabots pour nager,
Leurs efforts étaient vains : allant bientôt couler,
Les bêtes attendaient la mort stoïquement.

David les rejoignit, alors que s’enfonçaient
Dedans l’eau les museaux des deux infortunées.
Il les suivit au fond, parvint à attraper
Le cou d’une des deux, qui encore vivait.

Enlaçant l’animal, nageant corps contre corps,
Notre héros des eaux et sa dépouille inerte
Emergèrent bientôt et d’une allure alerte,
Fendant les nénuphars, regagnèrent le bord.

Les affreux meuglements du troupeau effrayé,
Qui s’entendaient de loin, avaient, pendant ce temps,
Ameuté les voisins, mais aussi les parents
De celui qui voulait sauver les bovidés.

Tous aidèrent David à hisser sur la terre
La vache éberluée qu’il avait repêchée.
Puis, plongeant à nouveau, sans même respirer,
Notre héros gagna le fond de la rivière.

L’autre vache y gisait, l’œil glauque et révulsé.
Bouche contre naseaux, David lui insuffla
Un peu d’air salutaire et serra dans ses bras
La bête amorphe et lourde, à deux doigts de crever.

Alors, puisant en lui le peu de force et d’air
Qu’il lui restait encore, il souleva la bête.
Brassant l’eau d’une main, notre petit athlète
Nagea vers la surface, où tous deux arrivèrent.

Au milieu des hauts cris des spectateurs heureux,
La vache et son sauveur furent tirés des eaux.
Tous deux bientôt sur pieds, l’on cria au héros
En embrassant David, garçon si courageux.

L’enthousiasme passé, l’on alla à l’étable,
Où David fut tenu d’expliquer le drame.
Il finit par avouer, les yeux embués de larmes,
Que c’était de sa faute et qu’il était coupable :

Au lieu de surveiller les vaches dans le pré,
Il avait transgressé l’interdiction formelle
De lire des bouquins, qui usent la cervelle
Et sont du temps perdu pour les travaux fermiers.

David baissa le front ; il fut roué de coups,
Et plus jamais ne lut. Au lieu de la lecture,
Il mena son troupeau chaque jour en pâture :
C’est ainsi, nom de Dieu, que se gagnent les sous !